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Je viens de faire l’acquisition d’un posemètre Sekonic 758D. A l’époque du tout digital, des flashs Nikon qui gèrent l’i-TTL, des écrans LCD comprenant des histogrammes et autres merveilles, on pourrait se demander à quoi peut servir un posemètre (aussi appelé flash meter en anglais).

Sekonic 758D

Introduction

Revenons un peu en arrière. Je travaille pour l’instant exclusivement avec du matériel Nikon, que ce soit mes boitiers ou mes flashs. J’utilise des PocketWizard MiniTT1 et FlexTT5, ainsi qu’un boitier de contrôle AC3 afin de pouvoir modifier rapidement la puissance de mes flashs à partir de mes boitiers.

Travailler sans posemètre

Jusqu’à maintenant, lorsque je faisais des portraits, j’avais deux options lorsque j’utilisais des flashs (en mode automatique i-TTL, en mode manuel ou dans un mix des deux) :

  • se connecter à un ordinateur avec Lightroom par USB pour envoyer directement les photographies de l’appareil vers l’ordinateur (mode connecté)
  • se baser sur les informations fournies par l’écran LCD de l’appareil : histogrammes, informations de zones surexposées et rendu sur l’écran LCD. C’est la configuration la plus courante lorsque vous êtes à l’extérieur ou lorsque vous n’avez pas le temps pour installer un mode connecté chez un client.

En utilisant le mode connecté, vous avez directement le rendu final de votre photographie. En effet, Lightroom va traiter directement votre fichier (NEF ou JPEG) afficher un rendu final. Il est donc facile de modifier les réglages des flashs et de voir rapidement leur effet sur un écran d’ordinateur. Toutefois, c’est un travail d’approximation et d’expérience sur les réglages successifs des flashs.

Par contre, lorsqu’on ne travaille pas en mode connecté, on dispose de peu d’informations sur un écran LCD. Le rendu sur ce petit écran est souvent loin de se qu’on visualisera sur un écran d’ordinateur. L’histogramme peut aider mais il peut rapidement être pris à défaut si on travaille avec un fond blanc ou une scène globalement très sombre.

En parlant de fond blanc, il est difficile de bien doser la puissance du flash pour obtenir un fond homogène. On peut s’appuyer sur la fonction de détection de zones surexposées, mais celle-ci n’est pas parfaite car basée sur une image déjà traitée par l’appareil. On a donc souvent un fond qui ne sera pas d’un blanc homogène, ou pire, un fond trop éclairé qui renverra de la lumière vers votre sujet et deviendra une source de lumière arrière.

Concernant la personne que vous prenez en photo, il faudra avoir beaucoup d’expérience pour bien comprendre comment l’appareil photo mesurera la lumière suivant les circonstances. Nous ne nous appelons pas tous Joe McNally et nous n’avons pas tous ses longues années d’expérience !

Donc qu’on utilise ou option ou une autre, il faut souvent faire beaucoup d’essais pour obtenir le résultat attendu.

Posemètre = manuel

Lorsque vous travaillez avec un posemètre, il faut savoir que vous allez travailler avec des flashs en mode manuel. Le but du mode i-TTL est que l’appareil photo définisse la puissance du flash. Celle-ci peut donc varier entre deux photos suivant le calcul de l’appareil photo.

De plus, en mode i-TTL, un pré-flash est envoyé afin que l’appareil photo puisse faire sa mesure d’exposition. Ce pré-flash perturberait la mesure du posemètre.

Par contre le mode manuel a un gros avantage. Une fois que vos réglages sont faits, vous pouvez changer votre angle de prise de vue et votre éclairage aura toujours le même rendu. Si vous utilisiez le mode i-TTL, l’appareil photo pourrait calculer une puissance différente de flash suivant l’exposition globale de votre photo (portrait fait de coté, à contre jour, directement contre un fond blanc, etc.)

Ce qu’apporte le posemètre

Pour tester le posemètre, j’ai décidé de faire deux photos rapides de famille. Ce ne sont pas les photographies les plus complexes à réaliser mais elles illustrent assez bien ce qu’apporte un posemètre.

La première est une photographie de ma femme sur un fond blanc. Il n’y a que deux flashs utilisés pour cette photographie. Une flash pour le fond blanc et un flash dans un beauty dish (ou “bol beauté” en français mais je trouve le terme français très moche) pour éclairer le visage.

Je voulais une profondeur de champ assez courte. J’ai donc utilisé un objectif de 85mm à une ouverture de 2,2. Un flash illuminait mon fond blanc et j’ai fait une mesure spot sur ce fond blanc pour obtenir tout d’abord une mesure de 2,2 en réglant la puissance de mon flash en conséquence. Etant donné que la mesure se fait sur un gris de 18%, il faut ajouter environ 2,5 stops pour avoir un éclairage de 100%. Pour être certain d’avoir un blanc parfait sur tout le fond, je préfère ajouter 3 stops. J’ai donc ajouté 3 stops sur le réglage manuel du flash pour obtenir une mesure de 6,3.

Pour le visage de ma femme, j’ai mesuré la lumière sous son menton et réglé mon flash pour avoir une mesure de 2,2.

J’ai pris 3 photos. La photo ci-dessous est celle que je préfère pour l’expression. Mais le plus important est que je n’ai pas retouché l’exposition de cette photographie dans Lightroom ! L’exposition était directement parfaite ! C’est un énorme gain dans le temps de travail en post production sur une photographie et c’est une assurance d’une image toujours bien exposée.

 

La deuxième photographie était une photographie encore plus simple de mon fils Thomas. Un seul flash est utilisé. Il est assis dans une chaise haute et je voulais éclairer son visage et avoir un stop de différence entre le mur et lui.

J’ai toujours utilisé le 85mm mais cette fois je voulais une profondeur de champ plus importante. J’ai opté pour une ouverture de f5,6. J’ai tout d’abord mesuré la lumière au niveau du mur à f5,6 et j’ai regardé le temps d’exposition nécessaire. Il était de 1/10s de seconde. Etant donné que je voulais 1 stop de différence avec le visage, je devais prendre la photographie avec un temps d’exposition de 1/20s. J’ai réglé le zoom du flash SB900 à 200m pour qu’il soit dirigé vers le visage de Thomas et qu’il n’éclaire pas le mur. Il me restait à régler la puissance du flash pour que le posemètre mesure f5,6 sous le menton de Thomas. Et voilà ! Mon appareil photo était réglé avec une ouverture de f5,6 et un temps d’ouverture de 1/20s. Des réglages très rapides et précis à mettre en place et j’ai directement eu la photo que je recherchais !

Thomas

Conclusion

Utiliser un posemètre permet de faire des photographies plus rapidement et avec une plus grande exactitude concernant l’exposition. Ceci vous permet de gagner du temps sur votre post-production dans Lighroom ou Photoshop mais surtout de photographier exactement la scène que vous aviez imaginé.

Prochainement, je vous expliquerai comment utiliser une table de f/stop avec un posemètre et comment utiliser le Sekonic 758D avec des PocketWizard MiniTT1, FlexTT5 et AC3.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires.


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De nombreuses personnes de plaignent que la dernière version disponible de Lightroom (3.4.1) ne fonctionne plus sous OS X Lion lorsque l’on veut prendre des photos en mode connecté (tethered).

Le mode connecté est pratique lorsque vous faites des portraits d’une personnes. Il permet (en connectant votre appareil photo à votre ordinateur à l’aide d’un cable USB) d’envoyer directement les photos que vous prenez de votre appareil photo vers Lightroom. Ceci permet d’avoir une meilleur appréciation de votre éclairage et de voir vos photos à 100% si vous le désirez. De plus, vous pouvez appliquer des modifications à vos images (comme une mise en noir et blanc, un changement de courbe, etc…) qui peuvent être appliquées à toutes les nouvelles photographies que vous prenez.

Donc, un grand discours pour dire que ce mode de prise de vue est essentiel pour de nombreux photographes.

En voyant les messages des personnes qui se plaignent dans les forums, j’ai voulu faire rapidement un test étant donné que j’avais une session photo prévue avec un client dans les jours suivants.

Auparavant, tout fonctionnait à merveille. Il suffisait de lancer le mode « tethered » sous Lightroom, de connecter l’appareil photo puis de l’allumer et c’était parti pour toute la session photo.

Maintenant, Apple éteint le port USB après un délai de non utilisation… ce qui fait que Lightroom ne voit plus votre appareil photo. De plus, l’ordre de mise en route de l’appareil photo et du mode « tethered » dans Lightroom a de l’importance.

Donc, voici la marche à suivre :

  1. Connecter votre appareil photo à votre ordinateur (J’utilise un Nikon D700 et je ne garantie rien concernant les autres appareils)
  2. Démarrer une session « tethered » avec Lightroom
  3. Votre appareil est reconnu et vous pouvez commencer à travailler

Si vous ne faites pas de photos pendant un assez long moment et que l’appareil n’est plus reconnu, il suffit de :

  1. Arrêter la session de capture « tethered »
  2. Eteindre l’appareil photo
  3. Allumer l’appareil photo
  4. Démarrer une session « tethered » avec Lightroom

C’est assez frustrant de devoir tout refaire, mais Adobe apparemment travaille sur une nouvelle version de Lightroom qui corrigera ce problème.

Dans mon cas, j’ai du le faire une seule fois durant toute la session photo de deux heures. Donc, ce n’était pas un gros problème  !

J’espère que ceci vous aidera pour utiliser à nouveau Adobe Lightroom en mode « tethered » avec votre D700 ! Dites moi si vous avez réussi à utiliser ce mode.

Google vient de lancer le Google Art Project.

Google Art Project

Vous pouvez découvrir de nombreuses oeuvres de plusieurs musées dans le monde. Il est possible de se promener dans les galeries et de voir en haute résolution de nombreuses peintures avec son historique.

Promenez vous dans ces musées et inspirez vous des techniques d’éclairages de ces peintures. L’éclairage de type Rambrandt est connu pour les portraits. Vous pouvez voir l’éclairage d’origine sur cette petite sélection de tableaux.

Promenez vous, inspirez vous puis créez votre propre style !


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Il peut toujours paraitre difficile de prendre une photo de groupe.

Bien sûr, vous pouvez toujours prendre une approche de photo scolaire et aligner les personnes en plusieurs rangs d’oignons avec les plus petits devant (ou assis), puis plusieurs rangées. Les personnes de la dernière rangée peuvent aussi monter sur un banc.

N’étant pas fan de cette approche, je vous conseille plutôt de prendre de la hauteur. Ceci vous permet d’avoir un meilleur point de vue sur votre groupe et d’avoir un alignement plus créatif.

Si le groupe à photographier est de taille moyenne, vous pouvez les aligner et utiliser un grand angle. Bien sûr, il ne faut pas les mettre en ligne, comme à l’armée. Il est préférable de créer une forme se rapprochant d’un M en mettant sur la pointe du M (au centre) la personne la plus « importante de votre groupe ».

Pour prendre de la hauteur, rien de plus simple. Montez sur un balcon si c’est une photo d’intérieur, ou utilisez simplement un escabeau si vous êtes à l’extérieur.

Réussir une photo de groupe - Utiliser un escabeau

Placez les personnes, puis prenez un grand angle pour prendre votre photo.

Réussir une photo de groupe - exemple de photo de groupe

Si vous avez un grand groupe en face de vous, assurez vous d’avoir un éclairage arrivant d’en haut (ou en utilisant la réflexion d’un plafond blanc) et alignez votre groupe en «pack de rugby», ils doivent être épaules contre épaules en plusieurs rangs serrés et vous ne devez pas voir le sol du haut de votre escabeau. Puis demandez leur de regarder vers vous.

Comme dans tout portrait, il est important de capter le regard et d’avoir leur yeux très nets.


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Si vous avez déjà utilisé Adobe Lightroom sous Microsoft Windows, vous savez que vous pouvez modifier la langue par défaut de l’application dans ses préférences.

Sous Mac OS X, il n’est pas possible de le faire, allez savoir pourquoi… Sous Mac OS X, Lightroom utilise par défaut la langue du système d’exploitation. Comme OS X est installé en français sur mon ordinateur, il se lance donc par défaut en français.

Malheureusement j’ai plus l’habitude de travailler en anglais sur mes logiciels de photo. Il y a plusieurs avantages à cela : vous trouvez plus d’information en anglais sur internet et donc vous n’avez pas à chercher la traduction en français dans les menus, les raccourcis claviers changent quelque fois avec la langue (heureusement pas dans Lightroom) et souvent les noms en anglais pour une même fonctionnalité sont plus courts, ce qui permet de gagner un peu de place :-)

Voici donc la solution pour modifier la langue par défaut dans Lightroom :

  • Ouvrez votre répertoire « Applications »
  • Cliquez sur Lightroom avec le clic droit (ou Ctrl-Clic) et sélectionnez «Afficher le Contenu du Paquet»

Afficher le contenu du paquet

  • Ouvrez «Contents/Resources»
  • Plusieurs répertoires contiennent les langues disponibles, ils finissent tous pas «.lproj»
  • Lightroom va utiliser par défaut la langue de votre système (dans mon cas «fr.lproj») puis l’anglais.
  • Il suffit donc de «cacher» la langue française à Lightroom. Pour se faire, renommer «fr.lproj» en «fr.lproj.nouse» par exemple.

Il existe aussi une autre solution. Chaque répertoire contient un fichier «TranslatedStrings.txt» : il contient tous les termes utilisés par Lightroom dans la langue correspondante. Une autre solution est donc de copier le fichier «TranslatedStrings.txt» de la langue désirée dans le répertoire de la langue par défaut du système. Dans mon cas, si je veux utiliser Lightroom en Japonais, je copie le fichier «TranslatedStrings.txt» du répertoire «ja.lproj» dans le répertoire «fr.lproj» (j’aurai pris soin avant de sauvegarder le fichier «TranslatedStrings.txt» du répertoire «fr.lproj» pour revenir en français par la suite).

Lightroom en Japonais


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