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Introduction

Lorsque vous faites des photos de voile, vous ne devez pas changer 25 paramètres avant de prendre une photo, sinon vous louperez la photo !

Il faut donc trouver des réglages que vous ne changerez pas durant toute la course.

Nombre d’appareils photos

Lorsque je couvre des courses de voile, j’utilise toujours deux appareils photos (au moment où j’écris l’article) :

  • Un Nikon D2X avec un objectif 70-200 pour les photos éloignées
Championnat Grand Surprise - Thonon - Vendredi : Photo 22

Championnat Grand Surprise - Thonon - Vendredi : Photo 22

  • Un Nikon D700 avec un objectif 24-70 pour les plans rapprochés
Critérium Surprise de Thonon - Dimanche : Photo 37

Critérium Surprise de Thonon - Dimanche : Photo 37

Disposer de deux appareils photos permet également de ne pas louper de photos. Vous n’avez pas à changer d’objectif pour prendre une photo rapprochée ou éloignée : vous changez seulement d’appareil photo. Et lorsque vous couvrez une course de voile, vous passez constamment d’une photo rapprochée à une photo éloignée.

Les réglages

La plupart du temps, vous ne voulez pas les modifier durant l’événement. Il faut donc adapter les réglages pour qu’ils correspondent à la majorité des situations.

Pour les photo éloignées, j’utilise ces réglages sur le D2X :

  • Priorité vitesse : au moins 1/1000 s (à modifier suivant la luminosité). Lorsque vous faites de la photographie de voile, vous êtes souvent également sur un bateau qui bouge. Vous voulez une photo nette et donc vous devez réduire le temps d’exposition pour figer au mieux les bateaux. De plus, étant donné que les bateaux sont éloignés, même avec une petite ouverture, le bateau sera complètement net.
  • ISO automatique : sur le D2X, je m’autorise à monter à 400 ISO pour avoir une très bonne qualité d’impression des photos. Au dessus, le grain peut être trop visible.
  • Balance des blancs suivant conditions : Ce réglage a peu d’importance étant donné que je prends toutes les photos en RAW, ce qui me permet de modifier la balance des blancs par la suite. Toutefois, j’adapte la balance des blancs à la chaleur que je veux donner aux photos suivant les conditions météo afin d’avoir moins de travail par la suite. J’utilise souvent le réglage « nuageux » ou « soleil » pour la voile.

Pour les photos rapprochées, j’utilise ces réglages sur le D700 :

  • Priorité ouverture : au moins f/8. Pour les plans rapprochés, je souhaite avoir tout le bateau net sur toute sa profondeur. Il faut toutefois vérifier durant les prises de vue que la vitesse d’obturation ne descende pas trop. Dans ce cas, passer en mode manuel ou en priorité vitesse.
  • ISO automatique : sur le D700, je peux monter facilement jusqu’à 800 ISO. Lorsque les conditions météo sont moins bonnes, je peux monter encore un peu plus sans détériorer la qualité d’impression des photos.
  • Balance des blancs suivant conditions : idem que pour les photos éloignées.
Exemple de photographie à 800 ISO

Exemple de photographie à 800 ISO

Conclusion

Ces réglages sont un point de départ pour vos propres réglages. Il faudra les adapter à vos appareils. Bien sur durant une course, vous pouvez les modifier pour prendre une photo précise que vous aurez le temps de préparer.

Si vous ne disposez que d’un seul appareil avec un zoom monté dessus, regardez l’utilisation principale que vous en faites, proche ou éloigné, puis utilisez les réglages correspondants. Dans le doute, optez pour une priorité vitesse.

Introduction

J’ai récemment assisté aux rencontres Nikon du 22 mars à Paris. L’objectif pour Nikon était de mettre en avant les fonctions vidéo de ses appareils réflex. L’image de l’invitation est assez explicite :

Rencontres Nikon du 22 mars

Rencontres Nikon du 22 mars

M’intéressant depuis quelques temps à la vidéo dans le cadre professionnel, je souhaitais avoir un retour d’expérience d’autres photographe sur leur utilisation de la vidéo et surtout de leur débouchés commerciaux.

Cadre général

Les forums étaient principalement organisés par le site photographie.com. Son rédacteur en chef, Didier de Faÿs était le modérateur des conférences et malheureusement il a été assez mauvais dans ce rôle. Il cherchait souvent ses mots et ne donnait aucun rythme aux conférences. De plus, il semblait connaître personnellement quelques uns des photographes présents et cela donnait un ton maladroit car plein de connivences : un modérateur se doit d’être neutre alors qu’il passait souvent son temps à féliciter à l’extrême ses invités.

Conférences du matin : une déception

La matin a été assez catastrophique. La première conférence « être pro aujourd’hui » a été une suite de discussions creuses. La seule personne qui pouvait m’intéresser était un acheteur d’art qui devait y participer… et qui n’était pas présent ! Le reste du temps, la discussion tournait autour de l’évolution des ventes aux particuliers d’appareils photo (totalement inutile pour un pro) et sur la gestion de ses images photographiques (je pense que tout professionnel devrait déjà maitriser ce sujet aujourd’hui).

La suite était très « parisienne ». La photographe Elisabeth Schneider est venue présenter une « petit œuvre multimédia ». Vous pouvez la visionner sur cette page. En allant sur les autres pages du site, vous pourrez également visionner la suite de l’interview.

Je n’ai rien à redire sur la « POM » de madame Schneider qui a du rythme et un sujet intéressant. Par contre cette personne qui en était à sa première expérience avec la vidéo était très hautaine et présomptueuse. Elle déclare dans l’interview que c’est une vidéo qu’elle a réalisé durant ses études et que ses professeurs l’ont énormément aidée et aiguillée. Toutefois, elle recentrait toujours la discussion sur elle même en oubliant d’être modeste. Le retour d’expérience que j’en ai donc tiré en a été assez faible.

Après-midi : des sujets intéressants

Heureusement l’après-midi, les intervenants étaient plus intéressants.

Tout d’abord dans la conférence « Osez la vidéo », deux personnes étaient présentes. Olivier Lambert du site brêves de trottoirs présentait son travail. Ce sont des vidéos courtes sur des quartiers de Paris. C’est un travail sans prétention mais agréable à regarder.

Le point intéressant était le coté commercial de ce site. Les deux créateurs du site ont reçu une bourse du CNC afin de les aider à réaliser ce site. Par contre, aucun diffuseur (journal en ligne, chaine de télévision) n’était prêt à payer pour diffuser leurs vidéos, bien qu’ils étaient intéressés par celles-ci. Leur réaction était toujours la même : pourquoi devraient-ils payer pour les diffuser alors qu’elles étaient disponible gratuitement sur internet ? Ceci souligne un problème important avec ces nouvelles œuvres vidéo : comment se faire rémunérer notre travail ?

Ensuite, Thierry Rajic a présenté son parcours : cet ancien photographe publicitaire a eu l’opportunité de devenir réalisateur, tout d’abord pour des clips puis pour des publicités. Le plus intéressant dans ses interventions était le fait qu’il soulignait que photographe et réalisateur sont deux métiers distincts et qu’un bon photographe ne fera pas nécessairement un bon réalisateur (c’était assez comique car le modérateur essayait absolument de lui faire dire le contraire).

Enfin, Guillaume Herbaut venait présenter les web documentaires. C’est une nouvelle façon de présenter des reportages qui sont de plus en plus à la mode. Des chaines comme France 5 commence à la utiliser par exemple.

Retour à Tchernobyl - Guillaume Herbault

Retour à Tchernobyl - Guillaume Herbaut

Guillaume Herbaut est en phase de création d’un web documentaire sur Tchernobyl, ce qu’il a présenté dans la conférence « Pourquoi le Web-Documentaire ? ». Vous pouvez déjà aller suivre son blog. Son approche commercial par rapport à ce travail était très intéressante. Il cherche à commercialiser son travail sur plusieurs supports :

  • des articles vendus dans des magazines
  • un web documentaire vendu à un site d’un journal ou d’une chaine de télévision
  • un livre publié en même temps que le web documentaire
  • une exposition des photos du documentaire dans une galerie

De plus, il a trouvé des financements supplémentaires pour réaliser ce reportage :

  • la galerie lui a financé en partie le reportage
  • le CNC lui a attribué une bourse.

Il est donc intéressant de voir les différents débouchés commerciaux possibles pour ce genre de travail personnel. Il faut retenir qu’il faut démarcher avant de commencer le projet les différents partenaires afin de le valider.

Conclusion

Les constructeurs mettent en avant la vidéo dans leurs appareils mais la profession de photographe ne semble pas encore avoir trouvé un modèle commercial définitif pour l’exploitation de ces vidéos.

Les photographes journalistes peuvent compléter leurs histoires avec de la vidéo ou des web documentaires. Mais malheureusement les photographes journalistes sont minoritaires dans la profession.

Un autre débouché possible pour l’utilisation de la vidéo est d’offrir une prestation supplémentaire lors de la couverture d’événements (surtout d’entreprises). On peut alors couvrir l’événement traditionnellement avec des photos et proposer un montage vidéo (comprenant des vidéos et des photos) de l’événement. L’intérêt principal pour l’organisateur est de réduire ses coûts. Votre client a l’impression qu’étant donné que vous êtres présent, vous pouvez faire la vidéo « en même temps » que les photos et donc que le coût additionnel sera négligeable. C’est souvent oublier le temps passé en post-production (tri des rush vidéo, montage sonore et vidéo). Il ne faut donc pas espérer vendre très cher cette nouvelle prestation, car sinon l’organisateur se retournera vers un vidéaste…