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Récemment, mon imprimante grand format HP Z3100 a commencé à afficher des messages d’erreur étranges. Ces messages n’étant pas dans la documentation livrée avec l’imprimante, j’ai commencé à chercher la documentation de service de l’imprimante, c’est la documentation que les techniciens qui doivent intervenir sur l’imprimante utilisent. Je l’ai trouvée sur ce site.

Aidé de la documentation, je me suis aperçu que l’imprimante indiquait deux défauts :

  • problème d’alimentation (le ventilateur avait des faiblesses)
  • une erreur sur la panneau frontal

Concernant la première erreur, OK, j’entendais les faiblesses de l’alimentation.

Concernant la seconde erreur, par contre, cela ne faisait aucun sens. Le panneau frontal fonctionnait parfaitement et les câbles étaient bien connectés. En faisant une nouvelle recherche sur internet, il semblait que cette erreur pouvait venir du « formater ». C’est la partie de l’imprimante qui comprend un disque dur, et ce disque dur semble être un des points faibles de l’imprimante.

J’ai donc commencé à cherche à remplacer le « formater ». En passant par HP (en sachant que je connais quelques personnes dans cette entreprise…) j’ai été orienté vers la société qu’HP utilise pour fournir ses pièces de rechange à ses clients en Suisse. Et là, surprise : la pièce est « end of life ».

Merci à HP de ne plus supporter une imprimante achetée il y a quatre ans !

Je n’ai tout de même pas laissé tombé et j’ai trouvé un disque dur seul en Chine. Commande faite, disque dur installé et l’imprimante redémarre. Après quelques procédures à lancer indiquées dans la documentation de service, tout semblait fonctionner. Je n’ai pas testé une impression car je devais encore changer l’alimentation (erreur de ma part comme vous le verrez plus tard).

J’ai donc commandé une alimentation sur Amazon et j’ai commencé à démonter l’imprimante :

Z3100 démontée

De suite, c’est moins sexy à voir. Tout cela, pour en extraire l’alimentation…

Z3100 démontée

Pour accéder à l’alimentation, il fallait déconnecter toute l’électronique de l’imprimante, pour récupérer ceci :

Alimentation Z3100

Après avoir remonté toutes ces pièces, je me suis retrouvé avec une imprimante n’affichant plus d’erreur et semblant fonctionner… Enfin !

J’ai lancé le nettoyage des têtes d’impression, synchronisé les profils de papiers, et j’ai lancé ma première impressions…

Et là, patatra, une nouvelle erreur 79:04.

Là, je commençais à en avoir vraiment assez. En faisant de nouvelles recherches, l’erreur 79:04 (qui est indiquée comme étant une erreur de firmware et il est conseillé de faire une mise à jour… très utile lorsqu’on a déjà le dernier firmware…) semble être une erreur générique chez HP. En gros, il y a eu une erreur non gérée dans le firmware, et de nombreuses choses peuvent la provoquer…

Ne voulant plus essayer de changer de nombreuses pièces pour faire des essais, j’ai donc décider de me séparer de cette imprimante ! Ne pensez pas que les autres marques fournissent de meilleurs imprimantes pour le support… lorsqu’on regarde les différents forums, chaque imprimante grand format a des problèmes ! Donc, je ne vais pas changer cette imprimante.

Etant donné que tous mes amis me disaient que mon imprimante ressemblait à un piano, j’ai décidé de la remplacer… par un piano, qui fera au moins un bruit plus agréable !

Si jamais vous êtes intéressés pour réparer l’imprimante, je vens l’imprimante pour pièces avec quelques rouleaux de papier, des cartouches encore bien remplies et une cartouche noir de rechange. Faites moi vos propositions en me contactant au plus vite ! Par contre, je ne fais pas d’envoi, il faudra passer la prendre.


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Je viens de faire l’acquisition d’un posemètre Sekonic 758D. A l’époque du tout digital, des flashs Nikon qui gèrent l’i-TTL, des écrans LCD comprenant des histogrammes et autres merveilles, on pourrait se demander à quoi peut servir un posemètre (aussi appelé flash meter en anglais).

Sekonic 758D

Introduction

Revenons un peu en arrière. Je travaille pour l’instant exclusivement avec du matériel Nikon, que ce soit mes boitiers ou mes flashs. J’utilise des PocketWizard MiniTT1 et FlexTT5, ainsi qu’un boitier de contrôle AC3 afin de pouvoir modifier rapidement la puissance de mes flashs à partir de mes boitiers.

Travailler sans posemètre

Jusqu’à maintenant, lorsque je faisais des portraits, j’avais deux options lorsque j’utilisais des flashs (en mode automatique i-TTL, en mode manuel ou dans un mix des deux) :

  • se connecter à un ordinateur avec Lightroom par USB pour envoyer directement les photographies de l’appareil vers l’ordinateur (mode connecté)
  • se baser sur les informations fournies par l’écran LCD de l’appareil : histogrammes, informations de zones surexposées et rendu sur l’écran LCD. C’est la configuration la plus courante lorsque vous êtes à l’extérieur ou lorsque vous n’avez pas le temps pour installer un mode connecté chez un client.

En utilisant le mode connecté, vous avez directement le rendu final de votre photographie. En effet, Lightroom va traiter directement votre fichier (NEF ou JPEG) afficher un rendu final. Il est donc facile de modifier les réglages des flashs et de voir rapidement leur effet sur un écran d’ordinateur. Toutefois, c’est un travail d’approximation et d’expérience sur les réglages successifs des flashs.

Par contre, lorsqu’on ne travaille pas en mode connecté, on dispose de peu d’informations sur un écran LCD. Le rendu sur ce petit écran est souvent loin de se qu’on visualisera sur un écran d’ordinateur. L’histogramme peut aider mais il peut rapidement être pris à défaut si on travaille avec un fond blanc ou une scène globalement très sombre.

En parlant de fond blanc, il est difficile de bien doser la puissance du flash pour obtenir un fond homogène. On peut s’appuyer sur la fonction de détection de zones surexposées, mais celle-ci n’est pas parfaite car basée sur une image déjà traitée par l’appareil. On a donc souvent un fond qui ne sera pas d’un blanc homogène, ou pire, un fond trop éclairé qui renverra de la lumière vers votre sujet et deviendra une source de lumière arrière.

Concernant la personne que vous prenez en photo, il faudra avoir beaucoup d’expérience pour bien comprendre comment l’appareil photo mesurera la lumière suivant les circonstances. Nous ne nous appelons pas tous Joe McNally et nous n’avons pas tous ses longues années d’expérience !

Donc qu’on utilise ou option ou une autre, il faut souvent faire beaucoup d’essais pour obtenir le résultat attendu.

Posemètre = manuel

Lorsque vous travaillez avec un posemètre, il faut savoir que vous allez travailler avec des flashs en mode manuel. Le but du mode i-TTL est que l’appareil photo définisse la puissance du flash. Celle-ci peut donc varier entre deux photos suivant le calcul de l’appareil photo.

De plus, en mode i-TTL, un pré-flash est envoyé afin que l’appareil photo puisse faire sa mesure d’exposition. Ce pré-flash perturberait la mesure du posemètre.

Par contre le mode manuel a un gros avantage. Une fois que vos réglages sont faits, vous pouvez changer votre angle de prise de vue et votre éclairage aura toujours le même rendu. Si vous utilisiez le mode i-TTL, l’appareil photo pourrait calculer une puissance différente de flash suivant l’exposition globale de votre photo (portrait fait de coté, à contre jour, directement contre un fond blanc, etc.)

Ce qu’apporte le posemètre

Pour tester le posemètre, j’ai décidé de faire deux photos rapides de famille. Ce ne sont pas les photographies les plus complexes à réaliser mais elles illustrent assez bien ce qu’apporte un posemètre.

La première est une photographie de ma femme sur un fond blanc. Il n’y a que deux flashs utilisés pour cette photographie. Une flash pour le fond blanc et un flash dans un beauty dish (ou “bol beauté” en français mais je trouve le terme français très moche) pour éclairer le visage.

Je voulais une profondeur de champ assez courte. J’ai donc utilisé un objectif de 85mm à une ouverture de 2,2. Un flash illuminait mon fond blanc et j’ai fait une mesure spot sur ce fond blanc pour obtenir tout d’abord une mesure de 2,2 en réglant la puissance de mon flash en conséquence. Etant donné que la mesure se fait sur un gris de 18%, il faut ajouter environ 2,5 stops pour avoir un éclairage de 100%. Pour être certain d’avoir un blanc parfait sur tout le fond, je préfère ajouter 3 stops. J’ai donc ajouté 3 stops sur le réglage manuel du flash pour obtenir une mesure de 6,3.

Pour le visage de ma femme, j’ai mesuré la lumière sous son menton et réglé mon flash pour avoir une mesure de 2,2.

J’ai pris 3 photos. La photo ci-dessous est celle que je préfère pour l’expression. Mais le plus important est que je n’ai pas retouché l’exposition de cette photographie dans Lightroom ! L’exposition était directement parfaite ! C’est un énorme gain dans le temps de travail en post production sur une photographie et c’est une assurance d’une image toujours bien exposée.

 

La deuxième photographie était une photographie encore plus simple de mon fils Thomas. Un seul flash est utilisé. Il est assis dans une chaise haute et je voulais éclairer son visage et avoir un stop de différence entre le mur et lui.

J’ai toujours utilisé le 85mm mais cette fois je voulais une profondeur de champ plus importante. J’ai opté pour une ouverture de f5,6. J’ai tout d’abord mesuré la lumière au niveau du mur à f5,6 et j’ai regardé le temps d’exposition nécessaire. Il était de 1/10s de seconde. Etant donné que je voulais 1 stop de différence avec le visage, je devais prendre la photographie avec un temps d’exposition de 1/20s. J’ai réglé le zoom du flash SB900 à 200m pour qu’il soit dirigé vers le visage de Thomas et qu’il n’éclaire pas le mur. Il me restait à régler la puissance du flash pour que le posemètre mesure f5,6 sous le menton de Thomas. Et voilà ! Mon appareil photo était réglé avec une ouverture de f5,6 et un temps d’ouverture de 1/20s. Des réglages très rapides et précis à mettre en place et j’ai directement eu la photo que je recherchais !

Thomas

Conclusion

Utiliser un posemètre permet de faire des photographies plus rapidement et avec une plus grande exactitude concernant l’exposition. Ceci vous permet de gagner du temps sur votre post-production dans Lighroom ou Photoshop mais surtout de photographier exactement la scène que vous aviez imaginé.

Prochainement, je vous expliquerai comment utiliser une table de f/stop avec un posemètre et comment utiliser le Sekonic 758D avec des PocketWizard MiniTT1, FlexTT5 et AC3.

Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les poser dans les commentaires.


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Apple a annoncé hier (le 2 mars 2011) la sortie de l’Pad 2.

iPad 2Que propose-t-il de plus ?

  • il est un peu plus léger
  • il est un peu moins épais
  • il a deux caméras
  • un processeur un peu plus rapide
  • un processeur graphique un peu plus rapide

Pas mal me direz-vous ? et tout ça au même prix.

Attendez un peux avant de vous jeter sur votre porte monnaie. Si vous souhaitez utiliser l’iPad 2 en tant que photographe, que souhaitez-vous ?

Vous voulez surtout présenter votre portfolio (et avoir toutes les autres fonctions en bonus). Hors l’iPad 2 n’améliore pas le seul point intéressant pour nous : l’écran.

Donc sachez qu’Apple vide son stock d’iPad 1 avec une belle réduction. Vous pouvez acheter l’iPad 1 pour 389€ (16GB Wifi, largement suffisant pour un photographe) alors que l’iPad 2 (même configuration) sera vendu 499€.

Donc si vous êtes photographe et vous désirez un iPad, achetez vite un iPad… 1 !


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Introduction

Que vous soyez amateur ou professionnel, vous aurez à un moment envie de changer d’appareil photo. Cette envie viendra plus ou moins vite suivant votre personnalité, mais elle arrivera…

Les questions à se poser

Pour savoir si vous devez changer d’appareil photo, il est préférable de se poser plusieurs questions. Tout d’abord :

Est-ce que je veux changer d’appareil photo par ce que j’en ai besoin ou seulement parce que je ne peux pas résister au nouvelle appareil … (remplissez avec le modèle de votre choix) :

  • Réponse 1 : « je ne peux pas résister » – Si vous avez les moyens financiers de l’acheter (et que votre famille n’en subira pas les conséquences, c’est très important), achetez le ! N’hésitez pas ! Vous le ferez un jour ou l’autre dans tous les cas, autant en profiter tout de suite !
  • Réponse 2 : « j’en ai besoin car… » – Dans ce cas, vous allez devoir approfondir un peu plus la question. Car souvent vous cherchez des excuses pour vous acheter votre nouveau jouet. Dans un cadre professionnel, vous devriez toujours être dans ce second cas, et c’est encore plus important de se poser les bonnes questions.

Prenons un exemple concret : moi-même ;-) Aujourd’hui je travaille avec deux boitiers, dont un Nikon D2X.

Nikon D2X

Nikon D2X

Après plusieurs années il répond toujours à mes besoins, mais il y a toujours un nouvel appareil qui me fait envie… Je me dois alors de me poser la bonnes question et d’être honnête dans mes réponses :

Quelles sont les fonctionnalités d’un nouvel appareil qui me permettront de mieux faire mon travail ou de gagner de nouveaux contrats ?

  • « L’écran arrière LCD est de meilleur qualité » – C’est vrai que je préfère travailler avec l’écran LCD du D700 qui me donne de meilleures informations que l’écran du D2X. Mais est-ce que l’écran du D2X m’empêche de faire de bonnes photos ? Non. Mauvais argument.
  • « Moins de bruit avec un ISO supérieur à 400″ – C’est vrai, mais je l’utilise principalement pour faire des photos d’événements sportif en plein jour où je travaille à ISO 100-400. Lorsque j’ai besoin d’une bonne qualité à un ISO supérieur, j’ai aussi le D700. Donc mauvais argument.
  • « Il y a la vidéo » – C’est à la mode. Mais est-ce que mes clients me demandent de faire des films en plus de reportages sportifs, ou lors de couverture d’événements d’entreprise. Pas encore. Cet argument sera sûrement valable d’ici quelque temps, mais cela ne vaut pas encore l’investissement. Donc argument à revoir d’ici quelque temps.
  • « Il a une meilleure résolution (plus de pixels) » – Peut-être mais je n’en tirerai aucun avantage. J’aurai plus de travail pour traiter les photos, j’aurai certainement besoin d’ordinateurs plus puissants et de plus de stockage (et de sauvegarde). De plus, la qualité de mes impressions sont excellentes pour mes besoins et ceux de mes clients. Donc mauvais argument.

En regardant ces quatre arguments, aucun ne passe l’épreuve de la question. Donc le choix est simple : pour l’instant je ne vais pas changer d’appareil photo et je vais continuer à utiliser mon D2X :-) Par contre il faudra que je me pose à nouveau la question d’ici quelque temps (entre autre pour la vidéo) pour voir si mes besoins ont changé.

Conclusion

Que vous soyez un particulier ou un professionnel, posez vous toujours les bonnes questions avant de changer d’appareil photo. A moins que ce soit juste un « caprice » que vous pouvez vous permettre, cela vous permettra de vous concentrer sur vos photos et de ne pas penser qu’un nouvel appareil vous permettra magiquement de … (remplir avec son excuse préférée, « faire de meilleures photos », « avoir plus de clients », …)


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Introduction

Il y a certains objectifs que l’on utilise largement moins souvent que d’autres : par exemple un objectif à bascule et décentrement (tilt & shift).

Ces objectifs sont principalement utilisés pour les photographies d’architecture ou de paysage. Par contre, ils sont également souvent chers.

24mm f/3.5D ED PC-E NIKKOR

24mm f/3.5D ED PC-E NIKKOR

Le problème

Prenons par exemple l’objectif ci-dessus, un 24mm f/3.5 PC-E NIKKOR. C’est un très bon objectif à bascule et décentrement mais…

  • la focale est fixe
  • la mise au point est manuelle
  • son tarif public est d’environ 2000€

2000€ pour un objectif à mise au point manuelle ? Ca peut paraitre extrêmement cher pour un objectif de nos jours. Si vous n’êtes pas spécialisé dans la photographie d’architecture, c’est un tarif élevé pour s’amuser et essayer de nouvelles choses.

De plus, si vous avez seulement quelques commandes pour de la photographie d’architecture, vous amortirez difficilement votre investissement.

La solution

En tant que professionnel Nikon, vous êtes certainement inscrit au NPS… Sachez qu’il est possible de louer du matériel chez les revendeurs agréés NPS si vous êtes un professionnel NPS.

Si vous avez une commande occasionnelle de photographie d’architecture, allez louer l’objectif. Pour le 24mm f/3.5 PC-E NIKKOR, vous le louerez environ 100€ la journée. Si vous travaillez une journée, cela devrait vous payer votre location.

C’est également la solution idéale pour tester un objectif sur une longue période avant de l’acheter. De plus, si votre revendeur est commerçant, vous arriverez surement à négocier un tarif sur l’objectif si vous décidez de l’acheter par la suite.

Quand acheter l’objectif ?

Tout dépendra du nombre de commandes qui utiliseront cet objectif.

Dans notre exemple, avec un objectif qui se vend 2000€ et que vous louez 100€ la journée, il sera largement plus intéressant de l’acheter si vous avez au moins 20 journées de travail avec cet objectif.

Dans tous les cas, je vous conseille fortement de louer l’objectif avant de l’acheter. Cela vous permettra de vous entrainer avec celui-ci et de vérifier par la pratique qu’il correspond vraiment à vos besoins.